Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 23:36

Visualiser le trajet sur le site espagnol «Consumer Eroski» 

C'est une journée comme les autres. Le départ est parfait. Je me sens en pleine forme. Après 10 kilomètres, j'en arrache un peu. Je commence à sentir mes ampoules (les bandages doivent se déplacer). Je m'arrête dans un coin pique-nique pour tenter de les corriger. Au loin, un vieil homme ramène ses moutons. Malheureusement pour lui, les moutons refusent d'avancer à ma vue et l'homme semble de mauvaise humeur et se demander ce que je fais là. Après quelques cris et l'aide de son chien, les moutons avancent. Des salutations de ma part finiront par le faire sourire et me souhaiter «Buen Camino» !

Après 20 kilomètres, j'ai mal partout. J'ai les yeux plein d'eau. Pourtant, quelques kilomètres plus loin, j'ai un regain d'énergie salutaire avant l'arrivée.

J'ai parlé de ça avec François dont le père est militaire et ce dernier disait que 20 km, c'est le point stratégique de tous les humains. Alors qu'il «drillait» ses hommes dans l'armée, les grands et gros gars de plus de 6 pieds «cassaient» à 20 km. Naturellement, ils devaient continuer et environ 5 km plus tard, ils étaient à nouveau productifs. Allez comprendre...

Une fois à l'albergue, je me promène de dortoir en dortoir pour constater avec horreur qu'il n'y a plus de place. C'est la première fois que ça m'arrive. Je vais à l'hôtel. Plus de place. Et il n'y a pas d'autre albergue. Je reviens à la première albergue où sont Marthe, Khira, Claude et Bobby. Voilà Luc qui arrive. Lui ne s'inquiète pas outre mesure.  L'hospitaleros n'arrivera qu'à 16h30 alors je ne sais trop si je dois reprendre le chemin ou attendre s'il peut me proposer autre chose. C'est inquiétant car s'il n'y a vraiment aucune possibilité, j'aurai peut-être longtemps à marcher avant d'avoir un lit. Luc dit d'attendre, que ça va certainement s'arranger.

Finalement, quand l'hospitaleros arrive, on constate que c'est lui-même qui a mis des tapis de sol sur plein de lits pour empêcher quiconque d'y prendre place sans son accord. Fiou ! Quand on arrive dans le dortoir, qui vois-je étendue sur son lit ? La brésilienne ! Mouais....

Luc et moi, on s'installe dans le même module. Je lui laisse la place en bas car je sais qu'il a un peu de difficulté à monter dans les lits superposés. J'apprend que Philippe a quitté, il avait trop mal aux genoux. Il a repris le train pour la France.

Au moment de la douche, je dois me contenter d'eau froide. Mais bon, une bonne bière remet le moral en place. Je pars souper avec la gang.

Par Francine - Publié dans : Mon chemin
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