Partager l'article ! Jour 23 - Bercianos del Real Camino - 24,5 km - Total : 432,5 km: Visualiser le trajet sur le site espagnol «Consumer Eroski - Partie A»&nb ...
Visualiser le trajet sur le site espagnol «Consumer Eroski -
Partie A»
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Partie B»
À tous les jours, j'espère que le lendemain sera un peu plus facile. Malheureusement, c'est toujours un peu éprouvant. La chaleur, les blessures et la promiscuité sont les pires ennemies du
pèlerin.
Mes ampoules ne me font pas trop mal. Une fois à Sahagún, je rencontre Françoise (celle qui s'était blessée au visage). Elle est avec Gaby et elles s'arrêtent. Elles n'en peuvent plus et ont décidé de prendre le train pour retourner en France. La veille, c'est Serge et Annie qui ont abandonné. Serge n'était plus capable de continuer.
J'arrive finalement à l'albergue qui est beaucoup mieux que les commentaires entendus. À cause des nouveaux propriétaires, paraît-il. C'est bien et typiquement espagnol. Je m'installe dans un petit dortoir ne contenant que quelques lits. Après la douche, le lavage et les préparatifs du lendemain, je vais m'installer dans la grande salle pour écrire ma lettre. Je rigole en entendant la «mama» crier ses ordres pour le repas du soir. Ils ont de bons poumons les Espagnols !
On a droit à un très bon souper communautaire. On est encore la gang habituelle.
Monique et Jacques, Jean-Michel, Khira, Marthe, Claude et Bobby, Monique, Michelle et moi. On est tous assis à de longues tables et ça parle dans toutes les langues. À un moment donné,
Jean-Michel demande d'avoir encore un peu de lentilles et il précise bien «juste un petit peu». Ils lui donnent un plat à ras le bord de lentilles. Tout le monde éclate de rire.
Plus tard dans la nuit, alors qu'on est tous couché depuis belle lurette, un groupe d'Espagnols et de Brésiliens arrivent dans notre dortoir à 1h30 du matin et s'installent bruyamment en ouvrant toutes les lumières et sans se préoccuper outre mesure des autres pèlerins. Il faut beaucoup de tolérance sur le Chemin pour accepter de telles attitudes. En ce qui me concerne, je finis par me rendormir et tout s'arrange mais il y a probablement des pèlerins plus mal en point qui se rendorment difficilement et pour qui la journée sera très difficile le lendemain.
Aussi, depuis plusieurs jours, je croise cette même brésilienne qui se couche tard et qui garde sa lampe frontale ouverte jusqu'à je ne sais quelle heure. Quand je pars le matin, elle est encore dans son sac de couchage et dors. Quand j'arrive au refuge suivant, elle est déjà là et pourtant, je ne l'ai jamais croisé sur le Chemin. Quel pèlerin, qui marche avec douleur, n'a pas eu de place aujourd'hui à cause de cette jeune fille ?
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